| Eric |
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| Béridon | Biographie | Oeuvres |
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Vit et travaille à Gourdon et dans le Vaucluse
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Remarqué à ses
débuts par un travail plastique sur les cinq sens où s'exprimait
l'élan d'une certaine spiritualité, Eric Béridon
a poursuivi sa carrière en présentant un travail de sculpture
qui lui a valu plusieurs distinctions dans des expositions, biennales
ou concours d'arts plastiques de la région. Ainsi cette série
de têtes constituées de pierre du Vaucluse fichées
sur des tiges métalliques, intitulée "les âmes
fossilisées" est sans doute la plus aboutie : "L'essentiel du travail de cette série" explique l'artiste, "est constitué de pierres ocres (dans la masse) et de métaux rouillés. Les pierres viennent du Vaucluse, de la région des ocres. Elles sont associées à des métaux rouillés récupérés dans de vieilles usines désaffectées. Pierres et métaux ont une origine commune : l'oxydation. Elle est ici représentative du temps qui passe, de la vieillesse, de la mort. La lumière qui vient donner vie à la pierre représente, elle, l'intemporel et fait apparaître des âmes fossilisées. Je limite volontairement mon intervention pour laisser à la nature et à la matière leur pouvoir créatif. Détournés dans un premier temps, les matériaux retrouvent après leur assemblage et grâce à leur texture, une autre vie et interviennent autant que moi dans le processus de création. Les pierres rehaussées sur des tiges en métal représentent l'élévation de l'âme et se retrouvent soudain légères, à l'opposé de ce qu'elles pouvaient être à l'origine. Enfin l'assemblage définitif fait se regrouper des formes de hauteurs différentes comme autant d'âmes, plus ou moins belles, plus ou moins élevées, comme autant d'humains". Depuis 2005, l'orientation du travail d'Eric Béridon a pris un tour nouveau avec l'apparition de grandes toiles dévorées et nourries dans un même processus par l'action du feu.. "J'ai cherché dans ces nouvelles uvres", analyse-t-il, "à garder l'essentiel de mon travail en trois dimensions (sculpture) c'est-à-dire à laisser à la nature son pouvoir créatif tout en réduisant au maximum mon intervention. Une façon pour moi de réunir dans un même processus le corps et l'esprit, la nature et la civilisation et non plus les opposer. Le feu comme la rouille est un processus de destruction naturel. Il contient aussi la paradoxe de la vie et de la mort, de l'obscurité et de la lumière, du noir et de la couleur. J'utilise son empreinte associée à mon intervention sous forme de pigments de couleurs déposés. Ces derniers représentent le vivant et viennent faire vibrer le noir synonyme de mort matérielle." Par ailleurs intervenant en arts plastiques à Valbonne Sophia Antipolis, Eric Béridon mène un utile travail de passeur étayé par cette certitude : l'art est audacieux, dérangeant, multiforme. |
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| Expositions | ||
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Exposition permanente dans une Galerie à Londres
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