| Rico |
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| Roberto | Biographie | ||
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Plasticien
Guadeloupéen
issu d’un métissage d’origine Africaine, Amérindienne
et Européenne, Rico Roberto exprime à travers ses œuvres
sa vision d’un monde plutôt décadent, en rupture avec
ses propres aspirations, porteur d’un potentiel riche de spiritualité et
de mysticisme.
Après avoir été initié à la technique picturale par Yves Brayer aux Beaux Arts de Paris, où il résida pendant sept ans, il ressentit le besoin de se retremper dans le bain Africain et passa plus d’un an au Sénégal et dans les pays limitrophes. A chacun de ses voyages, que ce soit au Canada, dans la Caraïbe en Europe ou les Amériques, le contact et les échanges avec les autres enrichissent sa technique et ses sujets de réflexion. Sa palette puise la richesse de ses couleurs dans la réalité naturelle Caribéenne : la mer, la terre et l’éther. Ce sont ces éléments qui traduisent sa force vitale par la variation des formes, utilisant à outrance, les lignes arrondies, exprimant par cette esthétique, un appel interrogateur à l’intention de celui qui regarde, l’invitant à fouiller au delà des apparences pour découvrir la réalité à travers sa vision onirique. Son style expressionniste aux incursions surréalistes trouve son inspiration à travers un symbolisme aujourd’hui universel. On y reconnaît celui de ses racines Africaines mélangé à celui de la Caraïbe , mais il s’ouvre de plus en plus vers la mémoire ancestrale de tous les peuples où chacun se retrouve. « Les fibres végétales, le sable, prennent la parole dans ses tableaux pour restituer l’écho, non pas d’un paysage, mais d’un pays trop souvent oublieux de lui-même. Comme des scarifications sur un visage, ce sont des signes d’identité, voués à l’interpellation et au ressourcement . Il faut y entrer et suivre les courbes entrelacées comme des morceaux d’un labyrinthe intérieur et comme l’intime relation du vivant et du sens procréé. » Ernest Pépin poète, écrivain ( Directeur des Affaires culturelles et du Patrimoine de GPE ). « Dépourvue des clichés souvent exploités de l’Art Naïf ou de l’Art Brut, son œuvre conjugue primitivisme et surréalisme. Aussi s’en dégage-t-il une authenticité rare, pleine de pudeur et d’humanisme. Empreint d’africanisme, l’artiste porte en lui à la fois le souvenir d’un paradis perdu et de l’esclavagisme. Ici la peinture n’est pas décorative, c’est un grand livre ouvert sur l’histoire d’une civilisation. » Frédéric Altman ( Directeur du centre international d’art contemporain de Carros). Après plus de trente ans d’exposition, l’œuvre de Rico Roberto, empreinte d’un caractère profondément Caribéen, reflète à l’échelle planétaire l’aspiration de l’Homme du troisième millénaire. Denyse Lopez |
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